Arnaque au remboursement DGFiP : ne communiquez jamais vos coordonnées bancaires

Depuis plusieurs mois, des escrocs exploitent l’identité de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) pour tenter de soutirer des informations personnelles et bancaires aux particuliers et entreprises. Ces arnaques, souvent présentées sous forme de courriels, SMS ou faux sites, cherchent à tromper la vigilance des usagers en promettant un remboursement d’impôt ou en menaçant de sanctions sévères. Il est impératif de savoir reconnaître ces manœuvres et de ne jamais communiquer vos coordonnées bancaires à travers ces canaux non sécurisés.
Quels sont les modes opératoires des arnaques au nom de la DGFiP ?
Les escroqueries exploitant l’identité de la DGFiP se manifestent principalement par :

- Des courriels frauduleux annonçant un prétendu remboursement d’impôt ou exigeant le paiement d’arriérés sous peine de poursuites. Ces messages imitent souvent les logos officiels et utilisent des adresses électroniques proches de celles de l’administration, mais ne proviennent jamais du domaine officiel @dgfip.finances.gouv.fr.
- Des SMS alarmants signalant une amende impayée et invitant à cliquer sur un lien pour régulariser la situation. La DGFiP ne communique jamais par SMS pour ce type de notification.
- Des appels téléphoniques utilisant des numéros surtaxés, où un interlocuteur prétend détecter une anomalie fiscale pour pousser à rappeler un numéro facturé plusieurs euros la minute.
- De faux sites web qui reproduisent l’apparence des plateformes officielles avec des URL proches mais non conformes (.gouv.org ou .gouv.com au lieu de .gouv.fr), destinés à récupérer vos données personnelles et bancaires.
Comment reconnaître un message frauduleux de la DGFiP ?
Plusieurs indices permettent d’identifier une tentative d’arnaque :
- L’adresse de l’expéditeur : seuls les messages en provenance d’adresses finissant par @dgfip.finances.gouv.fr sont légitimes.
- La demande d’informations sensibles : la DGFiP ne vous demandera jamais par courriel ou SMS de communiquer vos coordonnées bancaires ou des données personnelles.
- Le ton alarmiste ou trop attractif : menace de poursuites judiciaires ou promesse de remboursement rapide sont des signes fréquents de fraude.
- Les fautes d’orthographe ou de syntaxe inhabituelles dans un message prétendument officiel doivent éveiller la méfiance.
- Les liens dans les messages : ne cliquez jamais sur un lien reçu par courriel ou SMS sans vérifier son authenticité via votre espace personnel sécurisé sur impots.gouv.fr.
Quelles sont les étapes à suivre en cas de réception d’un message suspect ?
Pour éviter de tomber dans le piège, appliquez ces règles simples :

- Ne répondez pas au message suspect et ne cliquez sur aucun lien.
- Supprimez immédiatement le courriel ou le SMS de votre boîte de réception.
- Accédez directement à votre compte personnel sur le site officiel impots.gouv.fr pour vérifier votre situation fiscale.
- Contactez la DGFiP uniquement via les numéros officiels, notamment le 0 809 401 401 (appel non surtaxé), pour signaler la tentative d’arnaque.
- Signalez l’incident sur les plateformes de signalement comme cybermalveillance.gouv.fr afin de contribuer à la lutte contre ces escroqueries.
Quelles erreurs éviter pour ne pas se faire piéger ?
De nombreuses victimes tombent dans le piège en commettant ces erreurs :
- Fournir ses coordonnées bancaires suite à un courriel ou SMS non sollicité.
- Appeler un numéro surtaxé indiqué dans un message frauduleux.
- Cliquer sur un lien sans vérifier qu’il mène bien au site officiel de l’administration.
- Répondre à un faux message pour tenter de se renseigner, ce qui peut valider votre adresse et déclencher plus d’escroqueries.
Comment différencier un site officiel d’un faux site ?
| Caractéristique | Site officiel DGFiP | Faux site frauduleux |
|---|---|---|
| Adresse URL | Se termine par .gouv.fr (ex. impots.gouv.fr) | Extensions suspectes comme .gouv.com, .gouv.org ou autres |
| Design | Utilise les logos et chartes graphiques officiels, sans erreurs | Peut ressembler à l’officiel mais avec des erreurs ou éléments mal intégrés |
| Demandes d’informations | Ne demande jamais de coordonnées bancaires par formulaire non sécurisé | Souvent conçu pour collecter des données personnelles ou bancaires |
| Certificat SSL | Dispose d’un certificat sécurisé (https avec cadenas) | Peut manquer de certificat ou n’avoir qu’un https basique |
Quel comportement adopter pour se protéger durablement ?
La vigilance reste votre meilleure défense face aux arnaques. Ne communiquez jamais vos coordonnées bancaires par courriel ou SMS, même si le message semble officiel. Privilégiez toujours l’accès direct à votre espace personnel sécurisé sur le site officiel de la DGFiP pour toute démarche liée à votre fiscalité. En cas de doute, contactez la DGFiP par un canal officiel et ne vous fiez jamais aux liens ou numéros fournis dans des messages suspects.
Face à la recrudescence des tentatives d’hameçonnage, la prudence immédiate et systématique est la seule garantie d’éviter une fraude coûteuse et stressante. Gardez en tête que la DGFiP ne vous demande jamais vos coordonnées bancaires par message non sollicité. Cette règle simple doit être un réflexe inébranlable.


